...de séparation, puis de "on n'est pas ensemble mais on goûte encore à l'autre le temps d'une soirée", de longues conversations sans fin sur pourquoi ça a merdé et pourquoi on s'aime encore quand même, de "tu vas me manquer putain",de "on ne peut pas continuer mais tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, je ne t'oublierais jamais", de pleure, de sourire, d' au revoir par le balcon, d'apparition soudaine sur le palier pour un dernier au revoir, d'exorcisation, de recherche sur soi-même, de stopper la dépendance affective, de coup de fil à Paris pour savoir si on peut se revoir après un mois de séparation totale, de discussion embarrassante assis sur le quai de la Seine, de blanc puis d'un "tu me manques tu sais?", de promenade dans Paris sans se tenir la main comme si on était amis à parler de tout et de rien, et puis de l'été qui marque mon départ définitif pour Paris, des questions qui se posent, des "arrête de m'appeler" puis quelques semaines plus tard des "tu me manques", des va et des viens, d'idéalisation, d'absence, de projets, de contradictions, des sms de temps à autres, de l'éloignement, puis d' un sms tragique, la dispute du siècle par téléphone, de regrets, de "je m'excuse", d'une vraie distance marquée par cette dispute, puis trois semaines plus tard un sms anodin, et des contradictions qui reviennent, puis cette impression d'avoir atteint ma limite, d'avoir repris ma vie en main mais qu'il manquait quand même quelque chose, d'un coup de téléphone, d'un "comment tu vas toi? - Pas très bien...", de conversations téléphoniques sur nous, la vie qu'on a vécu sans l'autre, les leçons qu'on en a tirées, l'impression que ça nous a laissée, les envies que ça a créées: celle de se remettre ensemble, de pouvoir profiter de notre jeunesse ensemble, de se retrouver tous les deux à Paris d'ici la rentrée prochaine, et plus si affinités. C'était 8 mois sans lui mais avec lui, une nécessité douloureuse mais bénéfique.

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